Saint Louis-Marie Grignion de Montfort Règles des Filles de la Sagesse

 LA FIN DE LEUR INSTITUT

 LEUR PROFESSION ET LEURS VOEUX

 LEUR PAUVRETE

 LEUR OBEISSANCE

 LEUR CHASTETE

 LEUR SILENCE

 LEUR MÉPRIS DU MONDE

 LEUR CHARITE POUR LE PROCHAIN

 REGLES DE PRUDENCE, DE FERMETÉ ET DE CHARITÉ LES UNES ENVERS LES AUTRES

 LEURS PRIERES ET ORAISONS

 LEUR DEVOTION ENVERS LA SAINTE VIERGE

 LA FREQUENTATION DES SACREMENTS

 LEURS TRAVAUX MANUELS

 LEUR MORTIFICATION

 LEURS REPAS

 LEUR RECREATION

 LEUR FOI

 LEUR HUMILITE

 LEUR MODESTIE

 LEUR RETRAITE DOMESTIQUE

 LA CONFERENCE DES COULPES

 LES OFFICIERES

 LEUR REGLEMENT JOURNALIER

 REGLES DES MAITRESSES D'ECOLE

 REGLES DES ECOLES CHARITABLES DES FILLES DE LA SAGESSE

 ELECTION DE LA SUPERIEURE ET DE SES DEUX ASSISTANTES

 REGLES PARTICULIERES DE PRUDENCE ET DE CHARITE QUE LA SUPERIEURE DOIT GARDER

LA FREQUENTATION DES SACREMENTS

145. 1. Elles vont régulièrement à confesse, tous les huit

jours, et au même confesseur marqué par la Communauté.

146. 2. Elles peuvent cependant, avec la permission de la

Supérieure, aller à confesse à un autre confesseur, lorsque la

nécessité le requiert.

147. 3. Elles n'ont point de jours de communion absolument

déterminés; cependant elles communient le plus souvent

qu'elles peuvent, selon leur désir et l'avis du Directeur et

de la Supérieure.

148. 4. Elles ne s'écartent point de la Communauté pour courir

les dévotions; mais elles entendent la messe de Communauté, et

y communient toutes ensemble, autant qu'elles peuvent.

149. 5. Elles ne manquent jamais de faire une demi-heure au

moins d'action de grâce après la sainte Communion, à moins

qu'il ne survienne une vraie nécessité de quitter Dieu pour

Dieu.

150. 6. Quoiqu'elles aient, de leur Directeur, la permission

de communier, elles ne le font cependant qu'avec la permission

de leur Supérieure, à laquelle elles la demandent à genoux;

et, la veille de la communion générale, aux grandes fêtes de

l'année, elles se mettent toutes à genoux devant leur

Supérieure, afin qu'elle défende la communion à qui il lui

plaira, ou l'accorde à toutes.

151. 7. Elles ne font jamais entre elles, ni à personne,

reproche de la communion, et n'entrent jamais en jalousie

contre leurs Soeurs qui communient plus souvent.

Conseils

152. 1. Ne vous attachez jamais à la Sainte Communion de telle

sorte que le refus que votre Supérieure vous en fait vous

trouble et vous chagrine; car un acte d'obéissance vaut mieux

que la Sainte Communion.

153. 2. Ne manquez point de demander la Sainte Communion à

votre Directeur et à votre Supérieure lorsque vous en sentez

le désir, quoiqu'on vous l'ait refusée plusieurs fois; souvent

l'orgueil qui craint le refus est la cause de cette omission.

154. 3.- Prenez garde de communier par routine, par respect

humain, par amour-propre, par vanité, par esprit de

singularité.

155. 4.- Ne communiez pas pour avoir les goûts spirituels qui

accompagnent cette divine action; mais pour y sacrifier toutes

choses à Jésus crucifié et anéanti.

156. 5.- Si quelque pensée, devant ou après la sainte

communion, vous trouble et vous inquiète, rejetez-la

promptement, car le démon en est l'auteur, et non pas le

Saint-Esprit, qui est l'auteur de la paix.

157. 6.- N'exécutez jamais aussitôt et sans avis de votre

Directeur, les bons desseins que Dieu vous donne dans la

sainte communion; car on doit autant craindre les illusions du

malin esprit dans la sainte communion que dans les autres

actions spirituelles, comme on expérimente tous les jours.

158. 7.- Tâchez de communier toujours par la Sainte Vierge,

renonçant à vos propres dispositions, et vous revêtant de

celles de la Sainte Vierge, quoique inconnues, et faisant

encore reposer Jésus-Christ dans son sein virginal, en esprit

et en vérité.

159. 8.- Gardez-vous des scrupules dans la confession et la

communion. La propre volonté, l'attache à son jugement,

l'orgueil secret engendrent et augmentent les scrupules; mais

l'obéissance aveugle d'entendement en est l'unique victoire.

160. 9.- Appliquez-vous, dans la confession, beaucoup plus à

vous exciter à la contrition qu'à rechercher vos péchés, et,

dans la sainte communion, plaisez-vous plus dans la haine et

l'anéantissement de vous-mêmes que dans les douceurs

intérieures, les lumières et le repos sensible de l'âme.